Salle blanche

Une salle blanche est une pièce ou une série de pièces où la concentration particulaire est maîtrisée pour minimiser l'introduction, la génération, la rétention de particules à l'intérieur, le plus souvent dans un but spécifique industriel ou de recherche.



Catégories :

Techniques et sciences appliquées - Micro-électronique - Semi-conducteur - Matériau - Nanotechnologie

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  • Un flux d'air pur et peu turbulent (flux laminaire ISO... Le noyau du poste de prélèvement en salle blanche est un caisson de ventilation par flux... (source : mapag)
  • Notre salle blanche est certifiée conforme à la classe ISO 5 selon la norme ISO 14644... contrôlé selon le nombre de particules présentes dans l'air.... (source : pcm-assistance)
  • ... Salle Propre. Déplier Fermer Filtration d'air... Ces salles propores sont le plus souvent à flux turbulent (classes ISO 9 à ISO 6), ... par le terme de " salle propre" même si l'expression " salle blanche" est toujours usitée... (source : sallepropre.online)
Salle blanche de la NASA.
Salle blanche de fabrication micro-électronique (en construction)

Une salle blanche est une pièce ou une série de pièces où la concentration particulaire est maîtrisée pour minimiser l'introduction, la génération, la rétention de particules à l'intérieur, le plus souvent dans un but spécifique industriel ou de recherche. Les paramètres tels que la température, l'humidité et la pression relative sont aussi maintenus à un niveau précis (définition selon la norme ISO 14644-1).

Utilité

Les salles blanches sont utilisées dans les domaines sensibles aux contaminations environnementales : la fabrication des systèmes à semi-conducteurs, les biotechnologies et d'autres domaines de la biologie, l'industrie agroalimentaire, le plus souvent dans les salles de tranchage, la construction d'engins spatiaux, la construction d'optique ou de micromécanismes, dans les hôpitaux pour les bloc opératoires ou de bactériologie. Ces salles sont aussi utilisées dans le cadre de la recherche médicale pour la fabrication de radioéléments par exemple.

Dans ces domaines, les objets et substances manipulés ont des tailles de l'ordre du micromètre ou du nanomètre et les particules présentes dans l'air non purifié peuvent être énormément plus grosses et se fixer dessus. D'autre part, les expériences chimiques ou bactériologiques effectuées peuvent être dangereuses pour l'homme ou l'environnement. Ces travaux sont susceptibles d'être sensibles aux variations de pression, de température, d'humidité ou à la présence de gaz, vapeurs chimiques ou matière radioactive dans le cas de la fabrication d'isotopes. L'éclairage peut être aussi contrôlé pour les opérations sensibles aux ultraviolets comme la photolithographie, aux infrarouges ou certaines fréquences du spectre lumineux pour l'optique. Des exigences de ventilation nucléaire et de radioprotection peuvent aussi s'imposer dans ces espaces.

Fonctionnement

L'air entrant dans la salle blanche peut être filtré selon différents niveaux de tailles d'éléments indésirables ; de la poussière, jusqu'à des tailles de trente fois inférieures à une cellule humaine. Pour limiter le colmatage des filtres prématurément (technique et filtrage aéraulique), l'air repris en point bas dans la salle (aspiration), est filtré de nouveau dans une centrale de traitement d'air (CTA) puis renvoyé dans la salle (taux de brassage horaire), la majorité du temps par le haut. Ce flux d'air recyclé du haut vers le bas renouvelle le volume d'air total de la salle jusqu'à 60 fois par heure. Enfin, pour éviter la concentration du CO2 rejeté par les scientifiques qui travaillent dans la salle et pour compenser les ouvertures de portes, à peu près 30 % d'air neuf sont rajoutés chaque heure (taux de renouvellement horaire), filtrés selon un procédé identique au recyclage. Dans certaines zones, l'air est totalement neuf.

Il faut différencier ensuite deux grands types de salles :

L'entrée et la sortie se font par l'intermédiaire d'un ou plusieurs sas, parfois équipés d'une douche à air ou à eau, et de vestiaires. En effet, le corps humain produit une quantité importante de produits contaminants comme les poils, les cheveux, les cellules de peau morte... C'est pour cela que les opérateurs qui évoluent dans la salle blanche doivent être vêtus d'un équipement plus ou moindre suivant le degré de contamination et d'empoussièrement toléré. L'équipement peut comporter une combinaison, un couvre-cheveux (calotte), des gants, des chaussons, un masque, des sous-vêtements spécifiques, ou alors un scaphandre complet.

Les outils utilisés à l'intérieur sont choisis pour produire le moins de particules envisageable.

Flux d'air dans la salle blanche

Flux d'air de type turbulent
Flux d'air de type laminaire

Classification des salles blanches

L'élément principal est la quantité de poussière par unité de volume et c'est l'unique paramètre contrôlé pour certaines salles blanches aux critères plus souples.

On classifie les salles blanches suivant le nombre de particules par unité de volume. Le standard respectant les traditions US FED STD 209E utilisait les pieds cube mais il est remplacé par le standard ISO 14644-1 exprimé en mètres cube qui correspond à la norme européenne.

Toutes ces mesures se font avec un appareil de mesure : le compteur de particules qui va compter le nombre de particules dans un volume donné et par conséquent déterminer la classe de la salle blanche.

Standard ISO 14644-1

particules /m³
Classe 0, 1 µm 0, 2 µm 0, 3 µm 0, 5 µm 1 µm 5 µm
ISO 1 10 2 0 0 0 0
ISO 2 100 24 10 4 0 0
ISO 3 1 000 237 102 35 8 0
ISO 4 10 000 2 370 1 020 352 83 0
ISO 5 100 000 23 700 10 200 3 520 832 29
ISO 6 1 000 000 237 000 102 000 35 200 8 320 293
ISO 7 352 000 83 200 2 930
ISO 8 3 520 000 832 000 29 300
ISO 9 35 200 000 8 320 000 293 000



La propreté particulaire doit etre désignée par un numéro de classification N. La concentration maximale acceptable C pour chaque particule de taille D prise en compte, est donnée par l'équation :

C = 10ˆN * \left( \frac{10ˆ{-7}}{D} \right)ˆ{2,08}


C est la concentration maximale acceptable (en particules/m3 d'air)

N est le numéro de classification ISO

D est la taille reconnue en mètres



Ce qu'il faut retenir :

Classe ISO 3 = Classe 1 selon FS 209

Classe ISO 4 = Classe 10 selon FS 209

Classe ISO 5 = Classe 100 selon FS 209

Classe ISO 6 = Classe 1000 selon FS 209

Classe ISO 7 = Classe 10000 selon FS 209

Classe ISO 8 = Classe 100000 selon FS 209

Cette norme européenne annule et remplace la norme NFX 44-101.

Voir aussi

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 09/12/2010.
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